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Séminaire des doctorants

publié le , mis à jour le

Un séminaire des doctorants est organisé le dernier jeudi de chaque mois de 17h à 19h (sauf vacances universitaires).

Contact : Gaëlle Lacaze (questions, proposition d’intervention, etc.).

Calendrier 2017-2018 – Maison de la recherche, 28 rue serpente
Le séminaire des doctorantEs constitue un espace de discussion plus ou moins formel. Consacré aux doctorantEs, il est utile pour apprendre à se connaître, pour échanger sur des difficultés rencontrées au cours de la thèse, pour présenter des travaux en cours à ses pairs (présentation de colloque, article en cours de rédaction, chapitre de la thèse, etc.). Il constitue un moment de convivialité et donne lieu à des échanges riches et fructueux entre doctorantEs. C’est un espace-temps où se discutent librement, sans censure, les différents aspects de la vie d’unE thésardE. Organisé le dernier jeudi de chaque mois, ce séminaire est animé par et pour les doctorantEs, sans nécessité d’inscription préalable. Chaque doctorantE de l’ENeC devrait organiser au moins une séance au cours de ses 3 années de thèse. L’assistance à ce séminaire est fortement conseillée pour s’ouvrir aux autres doctorantEs et sortir de la solitude souvent induite par la thèse. Le séminaire est ouvert aux membres de l’école doctorale de géographie de Paris, ce qui permet d’échanger avec des doctorantEs extérieurEs à ENeC. L’organisation annuelle des séances est effectuée par Gaëlle Lacaze, PR à l’institut de géographie (SU).

  • 30 novembre 2017, 17h – 19h, salle 513 : Catherine Ho, Le chercheur et son terrain : éléments de réflexivité sur le rôle et la place du chercheur sur son terrain
  • 21 décembre 2017, 17h – 19h : séminaire réservé aux membres d’ENeC.
  • 25 janvier 2018, 17h – 19h, salle 513 : Juliana Luquez, Transformations socio-spatiales dans la région parisienne : principes interprétatifs et le lexique conceptuel dans la compréhension de la production de l’espace.
  • 22 février 2018, 17h – 19h, salle 513 : Patricia Ponte, La création des "paysages-graffiti" dans la ville de São Paulo (Brésil)
  • 29 mars 2018, 17h – 19h, salle 513 : Sandrine Melki,
Les disparités socio-spatiales dans le Metn (Liban) : Une perspective de genre dans les territoires de la ville
  • 31 mai 2018, 17h – 19h, salle 513 : Marie-Alix Molinié, La place du musée sur le territoire (le cas du Louvre) la place du musée sur le territoire (cas du Louvre)
  • 28 juin 2018, 17h – 19h, salle 513 : Sofia El Arabi, Les enjeux méthodologiques et éthiques dans la recherche dite participative ou communautaire

Résumé des interventions

  • 30/11. Catherine Ho, Le chercheur et son terrain : éléments de réflexivité sur le rôle et la place du chercheur sur son terrain Le terrain, qui fut à l’origine une méthodologie propre à l’ethnologie, est aujourd’hui employé dans d’autres disciplines des sciences humaines et sociales. Au cours de cette première séance de séminaire, je propose d’interroger le rôle et la place du chercheur - qu’il soit géographe, anthropologue, sociologue, historien etc. - sur son terrain. Celui-ci n’est jamais un agent neutre. Par son genre, son âge, son appartenance socio-culturelle, son appartenance institutionnelle, son histoire, il suscite chez ses interlocuteurs des représentations, représentations qui sont parfois très éloignées de ses fonctions effectives. L’identité, le rôle et la place que lui assignent ceux qu’il est censé étudier au cours du terrain, tout comme le réseau de relations interpersonnelles dans lequel il est pris, constituent alors des éléments qui façonnent l’objet de recherche. Ils déterminent l’accès aux informations, et même la nature des données recueillies. Ils confrontent le chercheur à ses questionnements de départ, l’oblige à prendre en compte les catégories de pensées de ses interlocuteurs. Partant d’exemples précis tirés de mes terrains menés en Chine, à Pékin et à Shanghai, je souhaite réfléchir sur la manière dont les rôles multiples et contradictoires qui me furent donnés, parfois malgré-moi, par mes interlocuteurs – étudiante / cadre d’un grand groupe dans le luxe / jeune femme parisienne détentrice d’un authentique savoir sur la mode française / jeune fille en âge de se marier / jeune fille occidentale / personne d’origine franco-asiatique – ont complètement modelé mon objet de recherche et mon cheminement scientifique. La séance sera divisée en deux parties, l’une consacrée à la présentation de mon expérience du terrain (1h15), l’autre envisagée comme un temps d’échanges, de débats, avec les participants du séminaire (45min).
  • 25/01. Juliana Luquez, Regards croisés - les agglomérations urbaines parisienne et fluminense : un point de vue de la problématisation de la réalité urbaine contemporaine. La recherche, en cours dans l’Université de Paris-Sorbonne IV, analyse et discute les usages et les sens des concepts que saisissent les transformations socio-spatiales des agglomérations urbaines. Cet analyse cherche comprendre l’approche entre les concepts et les méthodes de recherche dans la compréhension de la société urbaine, à partir de la perspective de la production de l’espace. Parmi les concepts les plus utilisés dans la littérature française on peut citer : périurbain et la périurbanisation, banlieues, requalification des banlieues, périphérie, restructuration et recompositions socio-spatiales, mixité sociale, champs urbains, gentrification, désindustrialisation, patrimonialisation, ségrégation, renouvellement urbaine, réhabilitation urbaine, justice spatiale, urbanité, friche industrielle, etc. Ils saisissent autant les formes, les structures et les fonctions que l’espace (principalement l’espace urbain) gagne dans la réalisation des processus socio-spatiales en cours dans le monde contemporain. Cette discussion théorique et les problématiques qui s’élevent vont contribuer pour une vision plus grande des complexités métropolitaines contenues dans la thèse du doctorat développé dans l’Université de São Paulo (Brésil).
  • 22/02. Patricia Ponte, La création des "paysages-graffiti" dans la ville de São Paulo (Brésil). Basé sur les concepts d’espace vécu et de création d’espace (FRÉMONT, 1979), nous recherchons dans cette étude à révéler, au-delà du visible, l’invisible dans l’expérience de création de ce que nous appelons « paysages-graffiti » dans la ville de São Paulo et les intersubjectivités et les significations présentes dans ces paysages. A partir des rapports et des expériences de leurs sujets, nous examinons comment ce processus peut-être configuré comme un espace vécu et comme une forme d’opposition à la logique de la ville-marchandise. En considérant également les actions institutionnelles, nous analysons les similitudes et les contrastes entre le traitement du graffiti et de le street art par les administrations municipales et comment ces actions se matérialisent dans les paysages des villes de Paris, de Berlin, Londres et Barcelone.
  • 29/03. Sandrine Melki,
Les disparités socio-spatiales dans le Metn (Liban) : Une perspective de genre dans les territoires de la ville Sous la direction de : Michael F. Davie Les temps actuels ont permis l’arrivée de certains changements radicaux, relatifs aux rôles sociaux des genres, face à une réalité qui règne depuis des milliers d’années. En effet, le rôle des hommes et des femmes a nettement différé dans la panoplie de quelques décennies. Malgré ce changement de rôles, nous continuons à vivre dans un modèle de planification urbaine hérité du passé, un modèle de territoire convenant aux anciens rôles préconisés. La visée de cette recherche traite une entrée spécifique des disparités et des évolutions sociales (celle reliées au genre) dans son effet sur la dynamique spatiale urbaine. L’approche d’un tel sujet est relativement nouveau à l’échelle mondiale, mais surtout pour un pays du Moyen-Orient comme le Liban. Cette approche capte une image d’interaction entre l’espace ou la matière urbaine, la société ou la culture sociale, et une partie de la population ou le genre féminin. En effet, la féminisation de l’espace urbain, surtout de l’espace public est un indicateur du progrès social, mais aussi du degré de la présence de différenciations sociales dont tout genre de disparité touchant le genre. Malgré la présence de la femme dans l’espace public, c’est le rapport qu’elle entreprend avec cet espace qui détermine la réalité de la présence de différenciations sociales et spatiales reliées au genre.
  • 31/05. Marie-Alix Molinié, La place du musée sur le territoire (le cas du Louvre) la place du musée sur le territoire (cas du Louvre) En s’intéressant au rayonnement des institutions culturelles avec les cas du Louvre, nous nous intéressons à la place du musée sur le territoire. En effet, le Louvre, musée universel, historique, quasi sacré fut bâti à partir des collections royales. Sa notoriété transnationale dépasse les frontières, dont l’envergure internationale l’oblige à chercher de nouveaux horizons pour toucher de nouveaux territoires. Le Louvre-Lens est, quant à lui, un musée novateur ouvert en 2012 pour participer à la régénérescence du Bassin minier du Nord pour valoriser le paysage régional. Pour Patrick Poncet et Jean-Michel Tobelem le musée est une « offre urbaine de haut niveau » (Poncet, Tobelem, 2015), permettant de resituer la ville de Lens dans son territoire. Cette étude permet d’analyser les institutions muséales entrant dans l’ère du XXIe siècle, et qui cherchent à impacter le plus large public en s’intégrant dans des territoires singuliers.
  • 28/06. Sofia El Arabi, Les enjeux méthodologiques et éthiques dans la recherche dite participative ou communautaire L’ambition qui préside à l’organisation du présent séminaire consiste à explorer et à interroger à la fois les enjeux et les méthodes de la recherche en sciences sociales en général et en géographie en particulier. Les thématiques qui y seront présentées et développées ont été mobilisées, concrètement, lors d’une enquête empirique menée auprès de populations fragiles (migrants subsahariens dispersés par les autorités marocaines à Tiznit). Dans un premier temps, nous proposons un éclairage sur la question de l’éthique dans la construction d’un protocole de recherche. Il s’agit de présenter les considérations éthiques à prendre en compte et les dispositions nécessaires afin de respecter l’intégrité des participants à l’enquête terrain. Dans un deuxième temps, nous présenterons la question de la recherche dite participative ou communautaire (fondée sur des dynamiques de groupe) ayant bien prouvé son utilité lors des échanges entretenus avec les personnes enquêtées. Nous mènerons une réflexion sur les nouvelles modalités de recherche à même d’intégrer les citoyens et sur la place du chercheur dans un contexte participatif. En effet, la recherche participative a été une porte d’entrée pratique permettant la mobilisation et l’engagement de différents acteurs au bénéfice d’une amélioration des conditions d’existence des populations fragiles et a généré le développement de liens actifs avec elles. De ce fait, nous traiterons dans un troisième temps, la question des différents outils d’investigation à développer lors d’une enquête empirique (entretiens directifs, semi-directifs, ateliers participatifs ou focus group facilitant l’émergence d’une parole collective quand le questionnaire est débattu avec les enquêtés). Nous réfléchirons sur ces outils, ayant facilité l’accès à des données aussi bien quantitatives que qualitatives, et leur mise en œuvre : la place du géographe dans un contexte pluridisciplinaire, l’articulation des données quantitatives aux données qualitatives (usage des statistiques, construction des questionnaires, recueil de récits individuels, organisation de focus group), la question de la cartographie et des analyses spatiales dans un contexte de géolocalisation, les modalités de communication de la recherche. A cette fin, la séance sera divisée en deux séquences : la première consacrée exclusivement à la présentation des éléments scientifiques exposés ci-dessus, la seconde sera consacrée aux questions et au débat avec l’ensemble des doctorants et participants au séminaire.

Nous aurons le plaisir d’accueillir Monsieur David Goeury, enseignant chercheur au laboratoire Espaces Nature et Culture de Paris-La Sorbonne et chercheur associé au Centre Jacques Berque de Rabat. Monsieur David Goeury sera invité à présenter son parcours de recherche et à faire partager les méthodologies scientifiques qui inspirent sa démarche.