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Conférence

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Conférence

Dans le cadre du cycle Espaces et Pouvoirs des Conférences de la Dionyversité, l’Université populaire de St-Denis, Julie Coumau, doctorante à ENeC, présentera ses recherches sur les espaces de l’antispécisme.
Ce sera le mardi 6 mars, à 18h30, à la Bourse du Travail de Saint-Denis (demandez la salle à l’accueil).

Du véganisme à l’antispécisme : entre espaces de consommation et espaces de lutte
Les discours véganes se banalisent autant qu’ils se normalisent dans les médias et les espaces marchands depuis quelques années. Initiés par les prises de conscience sur la souffrance animale et sur l’écologie, ces discours sont-ils devenus des « phénomènes de mode » ? Comme tout mouvement de justice sociale, l’antispécisme connaît une certaine absorption de son essence politique par le capitalisme. Certain.e.s militant.e.s élaborent aujourd’hui des stratégies diverses pour radicaliser la lutte antispéciste en lui ré-insufflant son pouvoir contestataire. Le véganisme se définit par un refus de l’exploitation animale, donc par l’adoption d’une alimentation exclusivement végétale et le boycott des activités de loisir impliquant des animaux non humains. Le véganisme constitue donc un ensemble de pratiques découlant de l’antispécisme : mouvement de lutte pour l’égalité de prise en compte des intérêts des individus sentients humains et non humains. L’antispécisme, par sa définition, rejoint les autres mouvements de lutte et s’inscrit dans un projet révolutionnaire. Le véganisme induit des pratiques liées à l’intime, l’alimentation permet de transformer le corps du / de la militant.e en outil de résistance au système spéciste. Cependant, ce militantisme premier s’accompagne d’un militantisme collectif et performatif en constante évolution. Cette lutte demeure indissociable des autres luttes sociales et politiques, prôner une libération animale sans spécisme signifiant prôner une libération totale, humaine et non humaine.